[Incontournables] 5e arrondissement

Bon les amis on s’attaque à un gros poisson. Beaucoup de belles choses à voir dans le Vieux Lyon. Je ne retiendrai donc que les lieux les plus emblématiques, ceux que touuus les touristes verront forcément même s’ils n’y passent qu’une petite heure.
Si je devais résumer ce coin : un magnifique voyage dans le médiéval et la renaissance. (D’ailleurs c’était le quartier de la bourgeoisie… ceci explique cela.)
Enjoie 🙂


Primatiale de Saint-Jean

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« Mais c’est quoi une primatiale ? »

Le titre de primat remonte dès les premiers temps de l’Église. Il était accordé à certains évêques et leur conférait un droit de juridiction ecclésiastique sur d’autres évêques ou archevêques d’une même région appelée primatie ou primauté. Ce titre leur permettait également de célébrer le couronnement de rois. Le « rang » du primat était situé entre celui d’un archevêque métropolitain et celui du pape.

Il y avait trois primats en France :

  • l’archevêque de Lyon, primat des Gaules
  • l’archevêque de Bourges, primat d’Aquitaine
  • l’archevêque de Rouen, primat de Normandie.

Le premier et le dernier subsistent encore aujourd’hui. Avec le temps, ce « pouvoir » a disparu et le titre n’est resté que purement honorifique.


  • Siège épiscopal de l’archidiocèse de Lyon.
  • Début et fin de construction : 1175 – 1480.
  • Elle est non seulement cathédrale, c’est-à-dire lieu de la cathèdre (siège de l’évêque), mais également primatiale des Gaules, ce qui signifiait un rang métropolitain sur toutes les autres cathédrales de France des quatre provinces ecclésiastiques de 1079.
  • Dédiée à saint Jean-Baptiste, cousin de Jésus, prophète et martyr. Toutefois, sa dédicace complète est « Saint-Jean-Baptiste-Saint-Étienne », car elle reprend la dédicace de l’église voisine, ancien baptistère de la cathédrale et de la cité, dédiée à saint Étienne, l’un des sept premiers diacres, également martyr.
  • Possède une horloge astronomique réalisée à la du fin 16ème siècle. Elle indique la date, les positions de la lune, du soleil et de la Terre, ainsi que celle des étoiles au-dessus de Lyon. La date donnée sera exacte jusqu’en 2019. (Compte tenu des connaissances de l’époque, c’est le soleil qui tourne autour de la Terre !)
  • Une série de médaillons retrace en image des épisodes de l’Ancien et du Nouveau Testament.
  • Henri IV et Marie de Medicis s’y marient en 1600.

Basilique Notre-Dame de Fourvière

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Pour y venir vous prendrez très certainement le funiculaire (la ficelle pour les intimes). Une fois émerveillés par la basilique vous aurez en plus droit à une magnifique vue sur Lyon, au loin vous apercevrez même le Mont-Blanc. Et puis vous pourrez descendre tranquillement la colline en passant par le parc des hauteurs ainsi que le jardin de la rosaie situés juste en-dessous de la basilique.

  • 1168, une chapelle est construite à Fourvière par le chanoine de Saint-Jean, sur les ruines du forum romain (de Trajan). La petite chapelle est dédiée tout d’abord à saint Thomas puis à la Vierge.
  • 1630, Anne d’Autriche, épouse de Louis XIII, monta à Fourvière pour prier Notre Dame, lui demandant de donner enfin un héritier au trône. Premier vœu.
  • 1642 un deuxième vœu est décidé : une procession vers Fourvière pour implorer la délivrance de la peste. Ce pèlerinage se perpétuera annuellement le 8 septembre.
  • XIXe, les pèlerins affluant toujours plus nombreux, une commission est alors créée pour un projet d’agrandissement du sanctuaire.
  • 1866, une seconde commission voit le jour cette fois dans le but de construire un nouvel édifice ; la basilique.
  • 1870, troisième vœu, cette fois celui de défaire les Prussiens pendant la guerre. Cette réputation de vœux exaucées favorisera le soutien du projet de création de la basilique.
  • Son style architectural mélange néo-byzantin et romano-byzantin.
  • Le site accueille depuis 1982 les antennes de Radio Fourvière, devenue depuis RCF Lyon.
  • 2 millions de visiteurs par an.
  • Plusieurs concerts de musique sacrée ou classique sont proposés chaque année à la crypte de Fourvière.

Traboules du Vieux-Lyon

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« Tra-quoi ? »

« A Lyon, une traboule est un passage traditionnel qui permet de passer d’un immeuble à un autre. les traboules sont fréquentes dans le vieux Lyon mais beaucoup sont peu visibles ou fermées au public » dit le site lyontraboules.com.

  • C’est un mot exclusivement lyonnais.
  • On dénombre environ 500 traboules situées majoritairement dans le Vieux-Lyon. Les autres sont sur la presqu’île ou à la Croix-Rousse.
  • Les traboules de la Croix-Rousse sont issues de la construction des immeubles de canut. Facilitant sans doute les ouvriers de la soie pour transporter leurs tissus.
  • Certaines traboules ont, lors de l’occupation allemande, abrité une Résistance clandestine. Les résistants ont utilisé ce réseau de passages couverts entre les immeubles permettant de passer d’un rue à l’autre où la gestapo était sûre de se perdre.

Cartographie complète.


 

 

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